Saint Pierre-Julien Eymard affirme que le Christ le Ressuscité vient briser toute crainte, tout découragement, tout manque d’espérance à la vie nouvelle. Dans cette situation de crise écologique, de guerre et un peu partout au monde, les tissus, économique, social, religieux se trouvent affaiblis, les prévisions budgétaires des pays, surtout des nations pauvres se trouvent éventrées. Des gouvernements peinent à prendre la situation en main. L’inflation s’invite et engendre ses cycles de misères : famine, chômage, maladies de toutes sortes. Les pauvres en font les frais. Devant cette situation, nous avons la tentation de rester incrédules à la résurrection.

Mais Jésus, Ressuscité est Victorieux de la mort. Toute espérance d’un nouveau mode de vie, d’un nouveau monde est permise. Christ vient briser en nous toute peur. Il suscite en nous l’élan de Le connaître, L’imiter, l’aimer, de Lui faire confiance, de nous laisser accompagner par lui dans nos efforts de transformation de nos sociétés. Pour que cette transformation ne reste pas illusoire, il nous faut des actes. Dans son commentaire de la rencontre de Jésus Ressuscité avec Marie Magdala, la sœur Marlene Scheuerer dit que croire à la Résurrection se réalise dans la mise en mouvement et poser des gestes qui font grandir la vie: “Croire au Ressuscité, c’est renoncer à vouloir encenser un tombeau vide. C’est ne pas chercher à tenir ni à retenir. Croire au Ressuscité, c’est ne pas résister à la croissance de la Parole du Salut, se laisser entraîner aujourd’hui par la course des vivants. La foi est un chemin, un dynamisme, une mise en marche”1.

Et Saint Pierre-Julien Eymard, parlant de la résurrection dans l’une de ses correspondances dit : « Demandez bien souvent au Bon Dieu, de savoir l’aimer en la charité du prochain, de savoir rester avec lui au milieu du monde, recueillie et calme dans l’action la plus absorbante. Notre âme devrait être un sanctuaire impénétrable où Dieu seul agit et d’où partent la force et la grâce de la vie » (CO 443,1).

Il s’agit d’exprimer notre joie de résurrection par des actes, des gestes extérieurs. Nos célébrations eucharistiques et nos diverses formes de dévotions : adoration de Jésus-Christ dans le Sacrement, pratique du Rosaire, des neuvaines pratiquées visent un changement de notre style de vie, de notre rencontre avec Dieu, avec les autres.

Il s’agit de développer des élans d’unité entre nous par la recherche des voies de rapprochement pour soulager les misères de ceux qui peinent plus que les autres. Ici nous éviterons toute espèce d’enfermement en soi, d’indifférence aux autres, toute recherche de la sauvegarde de nos intérêts personnels, de l’enrichissement personnel.

In fine, la résurrection du Seigneur brise tout découragement, infuse en nous des force pour batir un nouveau monde par nos gestes, notre sens de mesure. Alors grande sera notre joie de proclamer la résurrection du Christ non seul mais ensemble suite à la grâce de Dieu et à nos efforts communs de partage et d’entraide. Le Pape François disait dans son message de Pâques: “Que la Résurrection du Seigneur nous pousse à prendre soin les uns des autres, à accroître notre solidarité mutuelle, à œuvrer pour favoriser le développement intégral de toute personne humaine. Mais le Seigneur vit désormais pour toujours et nous donne la certitude que nous sommes nous aussi appelés à participer à la vie qui ne connaît pas de déclin, dans laquelle on n’entendra plus le fracas des armes ni les échos de la mort. Confions-nous à Lui qui seul peut faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 5) !

1 https://catechese.catholique.fr/outils/images-peinture/8779-artfoi-ne-me-retiens-pas-marie-madeleine/, consulté le 6 avril 26.

Catégories : Enseignements

0 commentaire

Laisser un commentaire

Emplacement de l’avatar

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *