La joie fruit de l’Esprit Saint et de l’Eucharistie
La joie est un des fruits du Saint-Esprit
La joie surgit comme un don inattendu du Seigneur. Il récompense ainsi, par cet élan d’amour, la recherche persévérante du fidèle. Il comble son espérance. La joie est un fruit du Saint Esprit : Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres. Ici la joie est liée à la liberté à la charité. Il ne s’agit pas d’une joie éthérée, mais d’une joie qui se structure dans un renoncement à soi-même, d’un versant, et dans l’apport des gestes de charité, de paix à l’autre, de l’autre versant. Une joie reflétée du contentement que l’on aura apporté à l’autre (Rm 15,13 ; 1Th 5,16).
En ce temps dramatique post covid, temps de guerre un peu partout au monde, la joie consiste à renoncer à toute espèce de méchanceté, de rancoeur, de rivalité, d’isolement pour portez secour à l’autre, lui offrir son pardon, en exprimant ainsi notre désir de réconciliation, de vie en harmonie et en paix. En effet l’Esprit est notre Vie, plus nous renonçons à nous mêmes, plus l’Esprit nous fait agir. Plus nous vivons en communion avec l’Esprit Saint, plus il nous rend spirituel (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, 736). Et le père Eymard d’affirmer : « La joie est le fruit de l’amour, (…) c’est, si j’osais dire ainsi [un fruit de] l’Eucharistie (…) ». (PS 538,2).
La joie est un fruit de l’Eucharistie
La grâce de la résurrection est répandue dans l’Eucharistie et dans la vie de la communauté chrétienne. ‘‘Soyez joyeuses’’, dit le P. Eymard aux servantes du Saint Sacrement : leur vocation à la Sainte Eucharistie est la plus grande de toutes les grâces. Elles reçoivent la vocation de la joie afin d’en devenir missionnaires. Elles sont invitées à accueillir cette vocation avec beaucoup d’humilité :
« Il pouvait [il aurait pu] vous donner tous les dons, toutes les grâces, la sagesse, les douze fruits du Saint-Esprit, il vous aurait donné moins que l’Eucharistie, tandis que l’Eucharistie est Lui-même, les autres ne sont que des dons. Il vous donne plus que le paradis, mais dans l’état d’humilité, et de mérite (…) Ici, c’est Notre Seigneur qui vous a appelées dans sa grâce et son amour, [dont] c vous devez être heureuses ».(PS 538,2).
La joie peut-être comprise par métonymie, comme celui qui est la cause ou l’objet de la joie ou du bonheur : le Christ Lui-même. Le Christ Lui-même, par sa Pâques demeure au coeur de ses fidèles et Il est la cause de leur joie. Joie mieux exprimée par la communion au Corps et au Sang du Christ. Le chrétien reçoit le Christ la cause de la joie et devient par la volonté de Dieu, joie. La joie devient, par la Pâques, un état et une mission.
La joie de la résurrection ne se garde pas en soi, elle se communique. En accueillant la joie on en devient missionnaires. On le voit dans les récits des apparitions : « Marie ne me touche pas, va chez les miens, tes frères et sœurs » ; les disciples d’Emmaüs, …Il s’agit de recueillir de nouvelles force auprès du Christ, de la Vierge Marie dans le sacrement de l’Eucharistie, l’adoration du Sacrement, la piété à la Vierge Marie. Et aussi en cette situation de guerre et le drame de la covid, il s’agit d’entendre la douleur de enfants orphelins, déplacés, dépourvus de nourriture, des soins, en proie des maladies, ces personnes seules, âgées, ces femmes seules en charge d’enfants… Et sortir de notre isolement, de notre indifférence pour leur porter secours les accueillir, travailler avec des services d’accueil.

Catégories : Enseignements

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