
Le baptême, source de l’espérance
Depuis le baptême, le chrétien a revêtu le Christ. Dieu le libère du péché et le fait renaître de l’eau et de l’Esprit Saint. Marqué de l’onction du Saint Chrême, le chrétien demeure dans le Christ pour la vie éternelle. On peut dire que le baptême fait du chrétien la demeure du Christ. Il est ce sarment de la Vigne qu’est le Christ : « Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit » Jn 15,5. Il est la demeure du Christ pour annoncer le Christ. Cette annonce découle de l’accueil du Christ.
Accueillir le Christ est la première attitude de la personne devenue demeure du Christ. Le baptême témoigne des merveilles de Dieu dans la vie du fidèle. Il représente tout le bien lui offert par Dieu. Demeurer dans le Christ signifie rendre grâce à Dieu pour tout ce que l’on est et tout ce que l’on a.
Et être baptisé exprime l’union avec le Christ dans sa mort afin de mener une vie nouvelle, étant donné que grâce à la puissance divine, le Christ est ressuscité d’entre les morts. Le baptisé vie dans cette reconnaissance d’une nouvelle vie, des merveilles divines reçues. Il en est ainsi du peuple de Dieu lors de la libération de l’esclavage du péché, la liberté des enfants de Dieu. Le fidèle exprime sa reconnaissance à Dieu pour tout ce qu’il peut posséder : terre, richesses de toute sorte… Ce sont les fruits de la bénédiction divine. Ainsi avant tout agir il ne peut que trouver du temps de silence, d’exprimer sa reconnaissance à Dieu pour tout le bien reçu. Il constitue une offrande à Dieu source de toutes les bénédictions. De cette offrande à Dieu découle une deuxième attitude : l’annonce.
Cette annonce se réalise plus précisément dans le don de soi aux autres. « Cette demeure se fait par le don renouvelé par l’hommage, activé par les actes de vertu, fortifié, soutenu en l’amour et l’amour actif et non jouissant » (St P.J. Eymard, NR 44,60). Le chrétien est convié à se décentrer pour promouvoir la vie des autres et de l’humanité entière : « La jouissance a perdu l’homme. La pauvreté le relève, le béatifie ». (St P.J. Eymard, NR 44,92). Dans ce sens le chrétien est pèlerin de l’espérance : avec l’Église, il est la «lumière du monde, une cité perchée sur une colline, un phare d’espérance pour les nations» Pape Léon i. Dès le baptême le chrétien a reçu la lumière du Christ. Il est appelé à avancer dans la vie comme enfants de lumière. Il est le témoin de toutes ces merveilles divines dont il est bénéficiaire. Il sait que ce sont des dons destinés à promouvoir la dignité des personnes dans le besoin. Il s’agit d’utiliser les dons pour donner de l’espérance aux démunis. Nous pouvons ainsi marcher tous dans l’espérance comme nous l’exhorte le pape Léon XIV :
“Si chacun de nous est appelé à cultiver sa propre relation avec Dieu, en même temps, par notre baptême, nous sommes unis comme fils et filles de notre Père céleste. Nous avons donc la responsabilité de prendre soin les uns des autres”ii.
i https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-08/unite-theologie-pastorale-eglise-afrique-esperance-foi.html, consulté le 22 aout 2025.
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